L'interview à la Con : Benjamin Sanial

par Pagman 27 Janvier 2009, 12:04 L'interview à la Con


L'interview à la Con revient pour la troisième fois.
L'interview à la Con n'est pas donnée à tout le monde.
L'Interview à la Con se mérite.

Aujourd'hui, L'Interview à la Con accueille un bon, un tout bon, que dis-je, un expert en matière de connerie maîtrisée. Capable d'imiter à la perfection Annie Pujol avec une roue de fortune, doué d'un sens de la comédie et de l'improvisation aussi innés qu'inénarrables, l'interviewé du jour est également doté d'une plume très habile et d'un stylo très à bille, l'ensemble étant actuellement au service de l'agence Euro RSCG BETC, les chanceux. J'ai nommé... (trompettes, roulements de tambour, cymbale) : Monsieur Benjamin Sanial.


C’est CON mais… (poursuivez)



… c’est bon.

 

Qu’est-ce qui vous rend CON ?



La connerie des autres.

 

Le truc le plus CON qu’on vous ait dit ?

Vous êtes apte au service national, félicitations.

 

À votre dîner de CONS, vous invitez qui ?


Un pauvre con.


Parce que le gros con a des réserves.

 

Votre CON Premier ?



Mon con premier est aussi con que sa femme est jolie.


Je n’ai pas voté pour mon con premier.


Et je ne m’habitue pas à l’idée que mon con premier va être réélu par des plus cons que lui.


De qui êtes-vous le CON ?



Si j’avais le choix j’aimerais autant être le con d’un con, c’est plus facile à vivre.
 Parce qu’être le con de quelqu’un qu’on admire, c’est trop con.


Le comble du CON ?



Sa capacité à faire abstraction de sa connerie.


Sa capacité à trouver les autres tellement cons.


CONclusion ?

Il y a fort fort longtemps de cela, je venais d’arriver à Paris, c’était lors d’un soirée étudiante. Alors que quelqu’un roulait un pétard, cette personne s’est rendue compte qu’elle n’avait pas de papier. Elle a demandé alentour qui pouvait la dépanner, et plein de bonnes intentions, et tout naïf, je suis allé chercher des feuilles de cours vierges, les doubles, avec la marge rouge et les petits carreaux et tout, et là j’ai dit sur un ton qui pouvait laisser penser à un humour absolument maîtrisé : « Elles sont pas perforées, c’est pas grave ? » Qu’est-ce qu’on peut être con parfois.




Merci à Benjamin pour ce bel exercice de style à la con.
Vous avez probablement entendu au moins une fois la prose unique, l'amour de la virgule et le sens de l'à-propos si particuliers de Benjamin dans ce message radio pour l'agence Lowe Alice (où nous nous côtoyâmes) et dont la signature était : "Lowe Alice. L'agence de publicité qui vend très mal son métier mais qui vend très bien ses clients".

Le message rencontra un tel succès sur le net qu'il fut ensuite mis en images par Antonin Waterkeyn, talentueux graphiste belge. Le film a fait depuis 12 circonvolutions de l'univers publicitaire. Rien de plus normal car il est soutenu par un texte de grande qualité, commis par mon ami Benjamin Sanial que je salue bien bas en passant (ample geste déférent, circulaire et gracieux du bras et de la main).



 

 

 

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