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Maestro Mastromatteo

par PA Gillet 4 Mai 2011, 10:12 Vite - de l'art !

... Giuseppe Mastromatteo est photographe et à priori, italien. S'il était Burkinabé, ce serait une vraie surprise. Il travaille beaucoup pour la pub (Audi, BMW, Discovery Channel, Gillette etc... voir ici : link) mais ses travaux personnels valent aussi le coup d'œil. Giuseppe a du lire les surréalistes dans sa jeunesse ou je ne m'y connais pas. Ou alors il faut qu'il aille vite voir son psychiatre car il a deux ou trois trucs à régler. Du coup, j'ai eu envie d'y associer un peu de poésie d'André Breton car j'aime la poésie et en plus, vous croirez un instant que je suis extrêmement cultivé.


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Cette bouche dure, sans larmes, 
Choisit les femmes
Et les yeux de couleur
Apprécient
Toujours un peu plus de chair.

Choisir ou tourner la tête.

Ce sourire de tête
Ajoute la chair à la chair
La bonne chair à la meilleure

Apprécier, pour l'orgueil de choisir.

Et besogne toute faite:
Réussir
Elle se penche sur moi
Le coeur ignorant
Pour voir si je l'aime
Elle a confiance elle oublie
Sous les nuages de ses paupières
Sa tête s'endort dans mes mains
Où sommes-nous
Ensemble, inséparables
Vivants vivants
Vivant vivante
Et ma tête roule en ses rêves

 

Giuseppe-Mastromatteo-Indepensense-Surrealism-1

 

La Courbe de tes Yeux


La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

 

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Un visage à la fin du jour
Un berceau dans les feuilles mortes du jour
Un bouquet de pluie nue
Tout soleil caché
Toute source des sources au fond de l’eau
Tout miroir des miroirs brisé
Un visage dans les balances du silence
Un caillou parmi d’autres cailloux
Pour les frondes des dernières lueurs du jour
Un visage semblable à tous les visages oubliés.


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À PERTE DE VUE DANS LE SENS DE MON CORPS

Tous les arbres toutes leurs branches toutes leurs feuilles
L’herbe à la base les rochers et les maisons en masse
Au loin la mer que ton oeil baigne
Ces images d’un jour après l’autre
Les vices les vertus tellement imparfaits
La transparence des passants dans les de hasard
Et les passantes exhalée par tes recherches obstinées
Tes idées fixes au coeur de plomb aux lèvres vierges
Les vices les vertus tellement imparfaits
La ressemblance des regards de permission avec les yeux que tu conquis
La confusion des corps des lassitudes des ardeurs
L’imitation des mots des attitudes des idées
Les vices les vertus tellement imparfaits

L’amour c’est l’homme inachevé.


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PAR UNE NUIT NOUVELLE

Femme avec laquelle j’ai vécu
Femme avec laquelle je vis
Femme avec laquelle je vivrai
Toujours la même
Il te faut un manteau rouge
Des gants rouges un masque rouge
Et des bas noirs
Des raisons des preuves
De te voir toute nue
Nudité pure ô parure parée

Seins ô mon coeur

 

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AMOUREUSES

Elles ont les épaules hautes
Et l'air malin
Ou bien des mines qui déroutent
La confiance est dans la poitrine
À la hauteur où l'aube de leurs seins se lève
Pour dévêtir la nuit

Des yeux à casser des cailloux
Des sourires sans y penser
Pour chaque rêve
Des rafales de cris de neige
Et des ombres déracinées.

Il faut les croire sur baiser
Et sur parole et sur regard
Et ne baiser que leurs baisers

Je ne montre que ton visage
Les grands orages de ta gorge
Tout ce que je connais et tout ce que j'ignore
Mon amour ton amour ton amour ton amour.

 

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IL LA PREND DANS SES BRAS 

Il la prend dans ses bras
Lueurs brillantes un instant entrevues
Aux omoplates aux épaules aux seins
Puis cachées par un nuage.

Elle porte la main sur son coeur
Elle pâlit elle frissonne
Qui donc a crié?

Mais l'autre s'il est encor vivant
On le retrouvera
Dans une ville inconnue.

 

 

 

Evidemment, toutes ces images, malgré le fait qu'elles soient surréalistes, sont aussi très prosaïquement © Giuseppe Mastromatteo, ne l'oublions pas, merci pour lui, c'est gentil. Et c'est tout pour aujourd'hui. Allez vaquer à ce que vous avez à faire et à demain. Peut-être.


commentaires

Gabaret 04/05/2011 13:32



Bien vu ! superbe :-) belle association merci pour la pause !



PA Gillet 06/05/2011 17:09



My pléjeure



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