... Depuis le retrait de Shark Ozzie dans la réserve des Marakshee, le calme était revenu à Chihuahuan. Mais sous 50° à l'ombre, les esprits s'échauffaient vite. Ainsi, Klaus Gayhand, le desperado onaniste d'origine germanique (voir ici Et Viva la Collusion !) était de retour en ville pour aider son ami PC Baghate, maire de Bologna, une petite bourgade dans les faubourgs de Chihuahuan qui allait devenir célèbre pour sa sauce faite de viande, d'oignons, d'ail, de basilic, de laurier, d'origan et de sauce tomate. PC Baghate voulait désigner Klaus Gayhand comme Deputy-Sheriff de Bologna alors qu'au vu de sa sulfureuse réputation de desperado et surtout d'onaniste, personne ne souhaitait vraiment lui serrer la main. Surtout pas Teddie […]
Il l'avait fait. Frankie Lowland (L'Homme des pas très Hautes Plaines, donc) avait terrassé Shark Ozzie pour le poste de Sheriff après cinq ans d'un règne sans partage. L'hyper Sheriff l'avait hyper mauvaise. Pour lui, le coup était rude. Little Big Mad allait devoir rendre son étoile et redevenir un citoyen ordinaire. Il avait pourtant mis tous les atouts de son côté, pactisé avec Mareen Nepel pour tenter de s'octroyer les voix de ceux qui avaient voté au premier tour pour la Vache des Appalaches, comme la surnommaient presque affectueusement certaines personnes dont ce serait bien de ne pas citer le nom pour leur éviter de sanglantes représailles. Il avait extrémisé son programme, assuré qu'il mettrait des barbelés partout autour de […]
... Telle une flatulence malodorante arpentant le long de la cuisse, frayant son chemin entre les plis d'un caleçon à l'hygiène incertaine afin d'atteindre enfin la liberté, Shark sentait le vent tourner. Et ça refoulait sévère. Frankie Lowland était en avance d'une courte tête. Mais pour Shark Ozzie, vu ses mensurations inhabituellement limitées, ça faisait déjà beaucoup. Un gouffre. Le grand canyon. Et c'est bien pour ça qu'il fouettait grave nonobstant l'ingestion d'un chili quasi avarié la veille qui n'arrangeait pas forcément les choses. Talonné, aha, enfin façon de parler, à droite par l'inattendue accession de Mareen Nepel à la troisième place pour le poste de Sheriff, Shark s'était empressé dès les premiers résultats de lui […]
... Tel la cavalerie, un peu à la bourre mais au grand galop, le sabre au clair, le clairon fier et les éperons bien dans les chairs, il était enfin arrivé l'instant fatidique. Le moment M. Le temps T. Le jour J. L'heure H et on vous fera gré des minutes et des secondes. Après 5 ans d'un règne sans partage, d'un quinquennat à main de velours pour ses amis toujours bien servis et à poing d'acier pour tous les autres sauf avec l'homme au poing d'acier où là, ça fait bataille, Shark Ozzie, l'homme à l'étoile d'argent remettait son titre en jeu. Lui, l'Aigle solitaire, avait préféré s'éloigner quelques jours de Chihuahuan. La campagne battait son plein et les postulants commençaient à sérieusement courir sur le haricot à chili de Shark […]
... Comme lors de la plupart des grands événements à Chihuahuan, le Sherif Shark Ozzie avait accordé la primeur de sa toute dernière saillie à la piquante Lorrie Ferrirans. Une vieille habitude, sans doute. La journaliste du Chihuahuan Post l'avait toujours accueilli avec ferveur. Cinq colonnes à la une, l'annonce tant espérée s'affichait enfin : "OUI, CHUIS CANDIDAT". Sous la pression de quelques assistants zélés équipés de Colts 45 chargés, la foule en presque liesse se hâta jusqu'à la Grand-Rue de Chihuahuan et même qu'il y avait des enfants sur son passage (question de taille) et des charcutiers et des boulangers et des maçons (pour faire ses courses en même temps) qui étaient venus spontanément à la force du canon. Shark paradait […]
... En ce début d'année où les frimas de l'hiver atteignaient même Chihuahuan (12° le matin avec précipitations dans l'après-midi et fortes rafales de nord-nord-ouest en soirée), Klaus Gayhand, le desperado onaniste d'origine germanique avait décidé de passer la démultipliée. En mission commandée pour Shark Ozzie, il faisait feu de tout bois pour attirer à lui les plus extrêmes des extrêmes en ces temps de pré-élections à Chihuahuan. La lie de l'humanité, c'est là où Klaus aimait faire son lit à lui. Pour attirer cette populace, Klaus était prêt à toutes les entourloupes, même les plus viles des plus sales de fond de caniveau. À croire qu'il aimait ça, le Klaus. Entre sa volonté de ravir la ville de Bologna toute proche de Chihuahuan, […]
... Après la tentative d'assassinat ratée sur Bill et Kurt, (voir ici : Dans l'Ouest était une fois une île.) deux indiens tentant de défendre l'Île Segwin, le maire de Bologna Pete-Chris Baghate dit PC (prononcer Pici) avait décidé de s'associer à Klaus Gayhand, desperado onaniste d'origine germanique (d'où son nom) et fidèle porte-flingue de l'immonde Shark Ozzie. Quand Shark devait effectuer des sales boulots, c'est Klaus qui s'y collait. Klaus n'avait pas d'états d'âme. Avait-il même une âme ? On pouvait en douter mais pas trop longtemps sous peine de représailles sanglantes. Sa férocité était légendaire à l'ouest du Pécos et même au nord, au sud et à l'est. Klaus Gayhand dégainait son Luger (pistolet d'origine germanique comme son […]
... Reclus au fond de la dernière banquette du saloon, éclusant les Lait Fraise les uns après les autres, Shark Ozzie était inconsolable. Les chansons que Carlulla s'époumonait à transmettre à un public dissipé tout en lui adressant personnellement du regard, ne le faisaient plus aucun effet. Bryce Hurtafew avait beau lui faire un peu de lèche en apportant les derniers chiffres d'expulsions de basanés de la ville de Chihuahuan, rien. Que dalle. Klaus Gayhand, desperado onaniste d'origine germanique, Jeff Copey, Frankie Fillone, Pat Balcony et Franke Barwin étaient désarmés. Et c'était pas trop une habitude chez eux. Shark restait prostré, accablé par la nouvelle qui l'avait touché de plein fouet. Son ami, que dis-je, sa Lumière, son […]
... Le pauvre Edy Balldur ne s'attendait plus à de telles turpitudes à son âge. "Je vous demande de vous arrêter" avait-il répété une dernière fois, tentant le coup face aux Texas Rangers qui le cernaient. Mais la loi est parfois dure d'oreille. Honteux et menotté, il traversa Chihuahuan le moral dans ses Camarguaises. Il n'avait jamais pu mettre de Santiags, ses pieds de poupon ne supportant pas l'enfermement de cette gangue trop étriquée pour que ses Knackis Herta puissent respirer. Gasp ! L'affaire de Quaratchi (voir ici : Karashi Kid) ! Une sombre histoire même en plein jour. Des fusils réputés insubmersibles mais en fait pas du tout refourgués aux terribles guerriers Pah-Kees. Cette histoire qu'il pensait enterrée depuis belle […]
... Massés à l'arrivée du 3h10 pour Yuma (soit très très approximativement 9h19 à Tucson si les Comancheros font la sieste, 15h23 à Silver City si la voie n'est pas dynamitée, 19h27 à Juarez avec un peu de chance et 23h32 à Chihuahuan), tout ce que la ville comptait de gratte-papiers attendait fébrilement l'événement de la journée. Il ne fallait rien manquer du retour d'El Diez K à Chihuahuan après son incarcération pour une affaire de sombrero et de millepertuis (voir dans Bandez-les haut et court !) qui lui avait valu un séjour à l'ombre d'une geôle ricaine avec du Kentucky Fried Chicken tous les jours. Une horreur. Cette affaire lui avait aussi coûté beaucoup : son poste de Général à la Fuerza Mexicana Internacionale, sa dignité et […]
... Pete-Chris Baghate était fait du même bois que son mentor Shark Ozzie. Du sous-bois, du bois de bas-étage, du petit bois, quoi. Pete-Chris, que tout le monde appelait PC (à prononcer à l'anglaise) pour faire plus simple, s'était mis en tête de faire construire un immense fort sur l'île Segwin, juste à la sortie de Chihuahuan. PC était le maire de de Bologna, bourgade qui s'était développée à vitesse grand V avec l'arrivée des premiers immigrés Italiens, des blanchisseurs qui lavaient le linge sale de Chihuahuan et pas forcément en famille. Parfois, les blanchisseurs étaient célibataires, ceci expliquant cela. Dont acte. Mais revenons à notre PC qui voyait grand. Très grand. Et ça le changeait de sa vision rase-bitumesque, bien que […]
... El Diez K n'avait pas eu de chance sur ce coup-là. Dire que c'était la première fois depuis deux ans qu'il prenait un bain. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Une crise d'embourgeoisement en voyant les sublimes produits Patyka sur le rebord de la vieille baignoire de cuivre. Il n'avait pu résister, s'était frictionné longuement avec l'huile pour le corps au millepertuis, au tournesol et à l'l'ylang ylang qui lui rappelait tant son vieux copain Jack. Bref, un moment d'émotion qui se transforma vite en moment de panique lorsqu'El Diez K se retrouva nez à nez et sabre au clair avec la femme de chambre qui faillit en perdre sa mâchoire devant celui qu'on appelait non sans raison El Cucumbre de la Pampa. N'ayant jamais vu tant d'attributs […]
... Boris "Boy" Lion était un charmant garçon mais fallait pas lui courir sur le haricot non plus. Quand il s'énervait, il traitait vite les gens de débiles avant de les transpercer façon brochette de barbecue. Car malgré sa bouille de jeune communiant prêtrophile, il avait déjà la croupe tannée à force de surveiller la tribu des Iraquois, cousins des autres à crêtes. C'est dire que Boris n'était pas né de la dernière pluie. Ni même de l'avant-dernière pluie ou de celle encore avant l'avant-dernière. Né de parents Pieds-Rouges (comme les Peaux Rouges mais seulement au niveau des pieds), Boris développa un caractère impulsif dès sa prime enfance. Pour son premier anniveraire, il tue père et mère à coups de hochet, rageant de n'avoir pu […]
... Depuis que Freddy Lefourbvre avait été transféré aux Affaires Indiennes pour faire oublier son cerveau d'huître, le sheriff Shark Ozzie avait perdu un de ses porte-flingues les plus efficaces. Freddy n'était certes pas fute fute mais il tirait à tout bout de champ et il lui arrivait parfois, sur un malentendu, de toucher sa cible. Sa hargne, son verbe haut et son mordant légendaire manquaient à la troupe de Shark Ozzie. Shark avait pourtant du boulot. Les élections de Sheriff arrivaient à grand pas et les prétendants sortaient du bois les uns après les autres. Martino Bree, le légendaire Desperado hermaphrodite du grand Nord était arrivé en ville depuis Bellurette, la ville voisine distante de quelques centaines de miles. Avec la […]
... Shark Ozzie n'avait pas autant ri depuis le jour où il avait été attaché au poteau de torture par les Arapahos afin d'être chatouillé à mort par leurs terribles fourmis rouges. Mais les insectes, l'ayant rapidement trouvé abject l'avaient délaissé pour se retourner contre leurs maîtres. Les indiens auraient dû le savoir, Shark était connu pour son mauvais goût. Pour preuve, cette montre-gousset en or d'origine suisse, verroterie ostentatoire qu'il montrait à tout le monde, en toute occasion. Mais la cause de l'hilarité du jour de Shark était bien humaine. Rebecca Sin était de retour en ville. La passionaria de la nullitude, la reine de la conneritude, l'impératrice de l'égocentrismitude était de retour à Chihuahuan. Et dans un […]
De l'art, des idées, des mots, du pâté, de la photo, de la pub mais que de la bonne, des expos, des artistes, du western, du cul mais pas trop non plus, des filles, de la culture, des coups de cœur, des coups de gueules. Bref, un beau bordel.
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