3 Octobre 2025
... Il n'est pas interdit de penser (du moins, pas encore) que le monde dans lequel nous vivons est un sacré bordel à ses quatre coins, si tant est que quelqu'un les trouve, et partout ailleurs. Entre nos problèmes nationaux et notre indigne représentation jusqu'aux Etats-Unis qui versent plus chaque jour vers un régime dictatorial, entre ceux qui croient qu'il existe des terres sacrées et des peuples élus et ceux qui rêvent d'un empire slave, le monde file un mauvais coton. Probablement un coton chinois contrefait acheté sur Tému ou Shein. Mais est-ce une raison pour se laisser aller, pour ne pas viser l'horizon, pour ne pas se dire "Tiens, si on se détendait un peu en allant au Bordel du Vendredi pour le déguster sur le pouce avant de le partager avec tous mes amis vu que le Bordel fait des tarifs de groupe" ? Je vous le demande. Ci-avant. Et la réponse est non. Alors bienvenue dans cette édition N°485 du Bordel du Vendredi car nous sommes bien vendredi et la démonstration que le bordel ambiant est là n'est plus à faire puisqu'elle a été faite précédemment. Suivez un peu, rogntudjiou. Alors autant faire le plein pour aller loin dans ce Bordel grâce à Harold et sa station-service tout à fait saurienne, sise à Spring Hills, en Floride (vers 1965).
Posons-nous LA bonne question : comment passer une bonne journée dans ce monde de fous, tout oublier et sourire plus que de raison alors que, bon, l'époque n'est pas à la crise de rire ? En allant faire un tour chez Diamond Dog Records à Stratford, Ontario (ok, ça fait loin mais faut ce qu'il faut), se faire une petite sélection pas piquée des hannetons et se poser tranquillement avec un outil prévu à cet effet dans une pièce prévue au même effet pour écouter passer le temps avec basse, batterie et guitare évidemment.
Déjà, après ça, ça devrait aller un peu mieux mais autant titiller votre curiosité par quelques objets insolites tels cette bouteille à la terre de P.J Ferret qui a fouillé là (enfin, pas ici dans ce blog, un peu plus loin vers ailleurs), cette splendide montre Cartier de 1941 pour être toujours à l'heure au Bordel, cet étonnant téléphone Swatch dessiné par Georges Sowden en 1993, ce remarquable BNVPI (Briquet Non Volant Parfaitement Identifié) rigoureusement inutile donc parfaitement indispensable, cette splendeur absolue Art Nouveau de 1900 pile par Koloman Moser pour Bakalowits Sohne à Vienne et ce bel exemple de l'art soviétique avec un double hommage à Laïka tout en célébrant sa mémoire, hips, à la vodka.
Bon, c'est par où la suite ? Ah un indice semble nous indiquer que c'est par là alors allons-y sans trop attendre car la suite du Bordel n'attend pas.
Si vous avez besoin de faire une pause dans ce Bordel, le Lake Air Center, shopping-mall de qualité vous prête ses banquettes mais vous pouvez aussi choisir ce délicieux intérieur de 1978 ou poser votre séant une fois sur la grosse boule de La Biomista, sise à Genk, Belgique.
Pour aller loin, ménage ta monture dit l'adage. Et il est pas con, l'adage. Alors merci de bien vouloir essuyer vos pieds et faire bien attention à cette De Tomaso Pantera jaune canari de toute beauté qui vous est cédée pour la modique somme de 78500 Francs, soit précisément 224 francs et 28 centimes le cheval. Une affaire.
Une pensée pour Jane Goodall qui nous a quitté cette semaine tandis que Stephen Miller et Donald Trump, des primates de toute première génération, sont toujours là et le seront la semaine prochaine (sauf miracle).
Quelques exercices d'assouplissement avec Lynda Carter pour ne pas se claquer à froid et on repart vers la fin de ce Bordel qui arrivera inéluctablement car tout a une fin, sauf la banane qui en a deux, rappelons-le.
Enchainons avec un jeune Keith Richards à Soho en 1964 par Terry O'Neill (comme Ryan mais en Terry), Marcello Mastroianni par Diane Arbus en 1963, Mick Jagger et Marianne Faithfull en train de se gaver de barbe à papa à l'arrière d'une voiture dans les années 1960 et des amis comme on n'en fait plus, toujours prêts pour la déconne, sauf Eric Idle et John Cleese qui ne se parlent plus pour de sombres histoires d'argent et de droits et c'est bien dommage car ils ne regardent plus trop the bright side of life.
C'est au Bordel que vous aurez vu le tout premier dog-sitter de l'histoire, un dénommé Jim Buck, promenant sa horde près de Central Park (photo par Neal Boenzi en 1964). Continuons vers Tunbridge Wells Central Station. en 1950 avec Neil Nevinson qui passait par là avec son appareil photo, déconnez pas trop avec Tippi Hedren car elle est armée et pas trop contente aujourd'hui alors prudence et admirons un instant la parfaite manucure de Jane Russel qui a aussi son petit caractère alors tout doux, bronco.
Nous avons encore (l'équipe technique au fond de la cave et moi-même) une Ursula Andres de toute beauté alors ce serait dommage de s'en priver, un Steve McQueen occupé alors on ne va pas insister, un Donald Sutherland en goguette alors on ne va pas l'arrêter et une Billie de papier mais néanmoins indispensable parce que quand même Billie, hein, oh, hé.
Ça vous fera une belle jambe (et c'est déjà ça) mais voici Betsey Johnson and John Cale en route vers leur mariage avec Lou Reed, Paul Morrissey, Viva, Steve Sesnick, Andy Warhol, Sterling Morrison, Nico et Fred Hughes à New York en 1968 (photos par Billy Name) car bien que vous n'ayez pas été invités, vous êtes quand même de la fête grâce au Bordel du Vendredi et pas besoin de dire merci mais si vous insistez, bon, d'accord.
Et je vous présente Scilla Gabel qui fut, hormis une honnête carrière d'actrice italienne et internationale (dont L'enlèvement des Sabines avec Roger Moore), fut aussi la cascadeuse et doublure aquatique de Sofia Loren. Et c'est vrai que la ressemblance est assez évidente. Surtout à droite et à gauche.
Mais la jeune génération n'est pas en reste avec la non moins magnifique Valentina Ludovini qui elle aussi, a quelques arguments de poids à faire valoir.
Et puis si ça ne vous plaît pas, voyez ça avec le jeune Gene mais faites gaffe, il n'a généralement pas la langue dans sa poche (sauf illustration).
Vite, passons à de l'art avec Auguste Rodin et une de ses naïades de marbre, une mer démontée bien comme il faut avec Frederick Judd Waugh (1861–1940), peintre américain et un "Untitled" sublime de Joan Mitchell aux alentours des années 1950 mais Joan, buvant plus que de raison, oubliait parfois de noter les dates précises alors on lui pardonne.
Un savoureux auto-portrait de Saul Steinberg en 1949, un autre "Untitled", cette fois de 1986 et de Keith Haring et un tour par la Buttonwood Farm en 1919 par N.C. Wyeth et on est bons.
Et il est temps de passer aux célèbres Messages à caractères informatifs qui n'attendent que vous, et ça tombe bien, vous êtes là donc allons-y. Et gaiement si possible car ça ne coûte pas plus cher et ça fait du bien.
Et c'est tout pour aujourd'hui dans ce Bordel du Vendredi mais vous pouvez, comme la semaine dernière vous abonner à ce blog pour ne rien manquer, partager le Bordel du Vendredi du jour car on fait des tarifs de groupe et ça fait toujours plaisir de voir le Bordel voyager ou ne rien faire mais ce serait dommage eu égard aux efforts de toute l'équipe technique dans la cave pour vous concocter ce dit Bordel et si vous en voulez un autre un de ces jours, c'est bien de faire votre part. Sur ce, on ne va pas tarder car l'automne étant là, il y a du bois à couper alors bon vendredi, bon week-end et à la prochaine fois.