24 Octobre 2025
... Nul n'est besoin de rappeler à quel point notre monde est un sacré bordel tant actuellement, nos dirigeants éclairés semblent s'être donnés le mot pour faire un concours de "Moi aussi, je peux faire pire ! Hold my beer." Franchement, on atteint un summum d'absurdité, de mauvaise foi, de manque de respect à la vérité et de dégueulasserie généralisée encore jamais atteints tant au niveau national que sur l'ensemble de la planète. Alors puisque le monde n'est plus qu'un immense bordel, autant s'en coller un aussi, de qualité, avec une sélection d'images vues et remisées par devers moi pour tenter d'en tirer quelque chose de bien avec une sauce gribiche de mots afin de lier le tout. Plongeons directement dans cette jolie série de Natalie Christensen (nataliechristensenphoto.com) pour nous ravigorer et raffermir nos chairs forcément un peu lasses.
Si vous aviez envie d'un gros pigeon (avec ou sans petits pois c'est selon), vous êtes à la bonne adresse grâce à Kibori Nicola et sa série Big Plump Pigeon dont le poids de chaque pièce équivaut à celui d'une hirondelle d'Afrique portant une noix de coco (les amateurs des Monty Python sachant très bien qu'une hirondelle d'Europe elle, en est bien incapable pour une question évidente de vélocité dans l'air).
Mais revenons, plouf plouf à la piscine. Si, comme à peu près tout le monde, vous connaissez la célèbre pochette de Nirvana, vous n'êtes pas encore allé dans les coulisses, soit en sous le niveau de l'eau pour la séance photo. Mais le Bordel est là et il vous tient la main pour plonger jusqu'au fond du grand bassin.
Dans la sérié "Bon sang mais c'est bien sûr, je ne connais qu'elle mais son nom m'échappe invariablement, comment c'est-y qu'elle s'appelle ?", toute l'équipe technique du Bordel et votre serviteur vous présentent Markie Post. Markie, les gens du blog, les gens du blog, Markie. Et c'est reparti.
Passons en catimini à travers le studio de Francis Bacon en mai 92, dans celui de Mark Rothko en 1965 (image d'Alexander Liberman), ne troublons pas l'ours Hemingway pendant sa sieste et aidons James Dean à se décider entre "La bonne du curé" et "Où est ma chemise grise ?" parce qu'on ne va pas y passer des heures non plus.
Un peu de coolitude ultime avec Bill Evans, d'attitude sublime avec Howlin' Wolf (crédit : Don Paulsen), une Claudia Cardinale sponsorisée par Philips en 62 et Jennifer Tilly olé olé au lit avec petit-déjeuner compris et c'est reparti.
Une Janet Leigh jolie qui git, Melania et Donald Trump Grace Hayle et Charlie Chaplin dans "Le dictateur" en 2025 1940, Man Ray en plein somme par Lee Miller en 1930 et Marlon qui essaye de produire de la musique en remplaçant le diamant de la platine par les seules forces de sa pensée et de l'intensité de son regard mais c'est pas gagné.
Pause pipi et sandwichs Daunat dans le Missouri (série Highway 61, Photo © Jessica Lange) avant de se faire une petite toile avec Pietro Donzelli, "Untitled (Terra senz'ombra)" et de humer l'air parisien de 1956 avec Sophia Loren qui, rappelons-le, n'a rien d'une quiche malgré son nom.
Et puis si ça ne vous plaît pas, voyez ça avec le responsable de la semaine au Bordel, le capitaine Wild Bill Kelso mais on me signale dans l'oreillette qu'il est déjà reparti en mission suicide, vous l'avez loupé de ça.
Un tour de manège avec Lisetta Carmi, une balade à Los Angeles au coin de Spring Street North et de 6th Street en 1906, une visite mais vite fait hein de l'hôtel Hilton à Curaçao et un magnifique portrait d'Henri Fantin-Latour parce que je fais encore un peu ce que je veux ici vu que c'est mon blog et on y retourne.
Mais vers où allons-nous, dans quel état errons-nous et tout ça, je vous le demande : mais vers cette image de la série Women are Beautiful de Garry Winogrand en 1975, vers Nam June Paik et Wulf Herzogenrath au Kolnischen Kunstverrein à Cologne, en 1976 parce que ça fait des points au Scrabble, vers Soames Bantry (dans la lucarne) par Saul Leiter pour Harper's Bazaar en 1960 et vers Stevie Nicks déjà prête pour Halloween car ça ne va pas tarder à nous tomber dessus. Velu.
Et puis si ça ne vous plaît pas, voyez ça avec Bill mais il est un peu occupé car on vient de lui signaler un ectoplasme particulièrement vicieux d'un volume conséquent à aller dessouder fissa alors voyez, vos petits problèmes de validation du Bordel, hein, bon.
Plongeons gaiement LGBTQ+ tout ça vers l'inconnu en espérant que les hommes qui se croient rois ne parviennent pas à leur fin et qu'un jour, notre Prince revienne pour nous sauver mais sinon, il nous restera toujours Mc Gyver en toute dernière option.
Vite, un peu d'art et d'ailleurs, si ça vous tente, j'ai une jolie petite couronne impériale à vous prop..., avec Charles Green Shaw, Black on White Against Yellow, 1968, Georgia O'Keeffe, In the Patio, V, 1948, Gunnar Widforss, Catalina Island, 1921, aquarelle gaspissime sur papier, Joan Mitchell, Champs, 1990 et Lillian Schwartz, Charms, 1970, année post-érotique certes mais érotique quand même.
Et il est temps de passer aux célèbres Messages à Caractères Informatifs que vous n'hésiterez pas à utiliser sans vergogne si toutefois, vous en avez l'utilité ce qui reste à démontrer encore actuellement mais pour aller plus en avant sur le sujet, accueillons Michel Chevalet pour une analyse tant technique que systémique sur la question.
Et c'est tout pour aujourd'hui sauf si dans un moment d'égarement vous vous dites qu'il serait bien vu de vous abonner à ce blog pour la modique somme de que dalle ou si vous êtes disposé à partager le Bordel du Vendredi du jour tout autour de vous tel un lépreux dans une partie fine. Sur ce, c'est pas tout mais faut aller faire des courses chez Grand Frais pour les amis qui arrivent alors bon vendredi, bon week-end et à la prochaine.