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Johnny Mitard

 

... Alors que Nick "Shark" Ozzie tentait pour la 187e fois de monter sur sa dernière folie (pas la délicieuse Carlula Belluni, un Grand Bi venant tout droit d'un atelier bastogne-liègeois), il ne s'attendait pas à ce que ses heures soient comptées. Comptées. Comptées (instant publicitaire subliminal). Shark pensait enfin pouvoir bénéficier d'une retraite paisible et hormis quelques conférences fort bien rémunérées en pesos ça et là, il destinait globalement sa vie à la pédale, à Carlula et à se faire encore plus petit qu'il n'était physiquement et moralement. Une tâche ardue.

Johnny Mitard

Après sa claque face à Frankie Lowland puis l'avènement de Manny Macrone en qui il se retrouvait parfois car ils étaient tous deux beaux, forts, déterminés et gran... ah non, pas grand, Shark jouissait jusqu'ici d'une vie sans entraves, éloignée des turpitudes politiques de Chihuahuan. C'était loin tout ça mais en tendant l'oreille qu'il avait fort développée, il s'aperçut que ça se rapprochait sévère.

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Toute la cavalerie arriva au grand complet avec le clairon qui claironne et les chevaux qui cataclopent et pour une fois, la cavalerie n'était pas en retard. Tout ceci parce que, soi-disant, on lui reprochait d'avoir frayé pour quelques dollars avec Tak-Yee-Din, bras droit du chef Indien Kah-Dafee décédé depuis dans des circonstances tragiques. Une affaire dans laquelle Shark Ozzie n'avait rien à voir à part l'arme et le bras qui achevèrent subséquemment l'infortuné chef (voir ici L'Homme des Valises Pleines)

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Shark voyait bien que c'en était fini de lui. Il se remémora une vieille ruse d'un de ses mentors, Eddie Balldur. "Je vous demande de vous arrêter !" lança-t-il à la cavalerie qui ne s'arrêta pas du tout, du moins pas avant d'avoir encerclé l'impétrant hors-la-loi de petit format.

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"JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRÊTER !" hurla-t-il, sans aucun effet puisque la cavalerie l'attrapa fissa au lasso avant de le jeter à dos de poney pour le ramener à Chihuahuan.

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Sur le pas de la porte, Carlulla, l'assura de tout son soutien avec une chanson qu'elle venait d'écrire avec ses mots à elle, rien que pour lui : "Ce matin, tu m'as dit que j'étais ton trésor, tu m'as dit ce matin que j'étais ton lapin en or. Alors pourquoi veux-tu toujours plus encore ?" sussura-t-elle en sanglotant. Puis elle se remit à sourire en se remémorant le numéro de fil qui chante de Ridge Magger, le propriétaire du seul bazar de Chihuahuan, le Jumping Jack Flash. Un être diabolique bien que fort sympathique, un cœur de pierre qui aimait jouer avec le feu bien qu'il n'en retire aucune satisfaction. Et même si le temps était de son côté et qu'il n'avait pas toujours ce qu'il voulait, il arrivait toujours à passer la nuit avec elle. Une nuit peinte en noir car il se remettait peu à peu de sa 19e dépression nerveuse grâce au sucre marron qu'il s'enfilait à la paille avant de se battre dans la rue comme un homme avec des chevaux sauvages.

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Mais revenons à Shark Ozzie qui était encore plus dans le pétrin que Paul, seul boulanger de Chihuahuan. Un vrai tyran qui jouissait néanmoins d'une grosse cote de popularité car ses miches étaient vraiment délicieuses. Leur Paul pote à tous. Sous les huées des Chihuahuaiens, Shark entra en ville saucissonné sur son poney. "Lends l'algent, face de lat !" hurla soudainement Kim Yeu Yeu, le blanchisseur qui avait réussi à se défaire des griffes de Sateen Morendo, toujours prompte à défendre son Shark Ozzie. "Chef, c'est la merde, on fait quoi ?" hurla Pat Balcony en mâchouillant son cigare de terreur. "Foulez-fous que je fous rende zes zuberbes dableaux hollandais que fous m'afiez gonfié yadis, herr Komandant ?" lui demanda très flegmatiquement Klaus Gayhand, le desperado onaniste d'origine germanique. "On est mal, patron, on est mal" tenta Bryce Hurtafew, dépité.

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Afin de récompenser l'ensemble de son œuvre et dans un souci de moralité qui honora tout Chihuahuan, il fut décidé que Pat Balcony accompagnerait Shark Ozzie en cellule. Si Charlie "Gold Digger" Paskwa avait encore été de ce monde, il y aurait eu droit aussi. Mais tel le fameux adage "Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers", il ne fallait pas oublier pour autant de s'occuper de ceux qui restent. Pourtant, Pat et Shark en avaient vu d'autres; ils avaient le cuir dur. Mais peut-être était-ce enfin, il était temps, on a failli attendre, ah ben tout de même, la fin de la piste pour eux.

Johnny Mitard

Tous les épisodes depuis 2009 de La Vie est un Western ici : La Vie est Un Western

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Commenter cet article

HERBST 20/03/2018 18:59

Jamais déçue

PA Gillet 21/03/2018 15:08

Merci bien beaucoup.