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Chambre à part

À l'heure des commémorations de cette innomable boucherie que fut la Grande Guerre, voici une histoire peu commune que je vais vous narrer aujourd'hui, tel l'Oncle Paul mais avec plus de cheveux et moins de pipe au bec. Quand le sous-lieutenant Hubert Rochereau succomba à ses blessures le 26 avril 1918, il n'était qu'un parmi des millions à avoir payé de sa vie la folie des hommes. Oui mais tous les parents de soldats morts au front n'avaient pas décidé de garder leur chambre parfaitement intacte depuis leur départ. C'est le choix que firent les parents d'Hubert et quand, en 1936, ils vendèrent la maison familiale, ils ajoutèrent une clause au contrat, stipulant que cette chambre devait être préservée dans son état... pendant 500 ans.

Chambre à part

La chambre n'a pas bougé depuis. On peut encore y trouver sa collection d'armes, sa vieille veste bouffée aux mites et un peu de terre des Flandres dans laquelle il fut inhumé pendant 4 ans avant que son corps ne soit rapatrié chez lui.

Photos © Matthieu Bock, Europe 1
Photos © Matthieu Bock, Europe 1
Photos © Matthieu Bock, Europe 1
Photos © Matthieu Bock, Europe 1
Photos © Matthieu Bock, Europe 1
Photos © Matthieu Bock, Europe 1

Photos © Matthieu Bock, Europe 1

À titre posthume, Hubert Rochereau obtint la Légion d'Honneur pour sa bravoure, ce qui lui fait une belle jambe six pieds sous terre ainsi que son nom gravé sur un monument aux morts à Libourne où résidait sa compagnie, ce qui lui fait l'autre jambe, comme ça, c'est complet.

Photo PQR/ La Nouvelle République

Photo PQR/ La Nouvelle République

Une étrange histoire lue sur le site d'Europe 1 ici europe1.fr qui rappelle celle de madame de Florian qui avait quitté précipitemment son appartement parisien à l'approche des Allemands, lieu qui n'avait été réouvert que 70 ans après et qui est, pour la petite histoire, l'article le plus lu de ce blog avec plus de 11000 likes et pas loin de 100 000 vues. Un truc de dingue, à lire ici 70-ans-de-reflexion.

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P
Totalement d'accord, evidemment mais critiquer, c'est aussi montrer qu'on s'interesse, non ?
Belle histoire. Merci a "Apres la pub " .
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O
Cela dit, on est toujours là à critiquer les petits détails et on oublie de dire que cette histoire est fameuse, comme on dit dans mon pays.
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P
Vendirent. C'est bien ce que je pensas.
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O
Vendirent l'appartement, non ?
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O
Vendirent l'appartement, non ?
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M
Toujours aussi cool votre blog... J'avais adoré la capsule temporaire de Pigalle... Un rêve absolu... Et je visite toujours votre blog avec la même satisfaction qu'un invité que l'on fait attendre dans le cabinet de curiosités... Blongue vie à Après la pub... (J'aime bien terminer par un jeu de mots à la garçon coiffeur)
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P
Vive les garçons coiffeurs. Et merci.